Réaliser la couverture de son livre, avec Brian Merrant, graphiste indépendant.

Avr 29

Comment réaliser la couverture de son livre ? Voici une nouvelle question qui nous vaut bien des migraines. C’est un véritable casse-tête pour de nombreux auteurs, que l’on ait ou non des compétences techniques graphiques.

En effet, on n’a pas forcément l’œil, on ne sait pas ce qui va faire que la couverture aura l’air professionnelle et, donc, inspirer confiance au lecteur. C’est aussi parfois difficile de savoir comment représenter le message que l’on souhaite faire passer à travers sa couverture.

Pour répondre à ces différentes questions, j’ai décidé de donner la parole à Brian Merrant. Il est graphiste et va donc nous expliquer comment lui conçoit ses couvertures et donner des conseils judicieux aux auteurs qui se lancent dans cette aventure !


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Retranscription de l'interview :

Bonjour Brian !

Bonjour Anaïs !

Merci de me consacrer un petit peu de ton temps.

Merci de m’inviter surtout.

C’est avec plaisir. Brian, je te connais parce que j’ai découvert ton site internet et j’ai vu que tu faisais de magnifiques couvertures. Je n’hésiterai pas à en mettre quelques-unes pour les auteurs qui nous regardent. J’ai vraiment confiance en toi et en ton travail. On a déjà travaillé aussi ensemble pour des auteurs que j’accompagne. J’ai vu ton travail et j’ai confiance en ce que tu vas nous dire aujourd’hui.

C’est gentil.

Tu es graphiste. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur ton parcours ?

Oui. Mon parcours est un peu « atypique » parce que je n’ai pas vraiment suivi de formation dédiée au graphisme. J’ai fait par contre une formation professionnelle « Métiers de l’édition ». On avait des modules de mise en plage, création graphique sur Illustrator Shop. Ça m’a permis, après, de partir dans le dessin technique, la rédaction technique, et d’approfondir des connaissances sur les logiciels de création, montage, etc., et après de faire vraiment ce qui me plaisait, c’est-à-dire des couvertures.

OK, super. Maintenant, c’est ton travail à temps plein ?

Oui, à temps plein.

OK, super. Et quels sont tes clients aujourd’hui ? Avec qui travailles-tu ?

Alors, je travaille surtout avec les Éditions Nouvelle Bibliothèque. On a un partenariat très régulier puisque je fais toutes leurs couvertures, que ce soit pour la branche principale ou la branche jeunesse, et aussi des auteurs indépendants.

Tu réalises tous les genres de couvertures ?

Il y a certains genres que je n’ai pas trop envie de travailler, puisque ce n’est pas trop mon genre de prédilection, par exemple tout ce qui est érotique. Ça ne me branche pas. J’ai peur d’accepter ce type de projet, car si ça ne me plait pas, je serai moins enthousiaste à l’idée de travailler dessus. Finalement, le rendu ne sera pas bon et ce n’est pas pertinent pour l’auteur. Ce n’est pas lui rendre service.

Le graphisme est un métier artistique, il faut avoir une forme d’inspiration aussi, j’imagine.

Oui, c’est vrai qu’il y a parfois des travaux qui n’inspirent pas tout de suite. Ça vient progressivement, à force de parler avec l’auteur, et il y a des genres, je sais très bien que l’on pourrait passer six mois dessus, ça ne donnera rien de bon.

D’accord. Comment tu définis justement le projet de l’auteur ? Comment est-ce que, toi, tu conçois la couverture ? Comment tu vas passer de l’histoire de l’auteur, à ce que va représenter la couverture ?

Le mieux est que l’auteur me parle vraiment, lui, de son histoire, qu’il approfondisse un peu son résumé. Spontanément, il va me parler d’un personnage en particulier, peut-être d’une ambiance… de quelque chose qu’il n’apparaît pas forcément dans son résumé, mais qu’il a envie de mettre en avant. C’est à partir de là que je me dis qu’il y a peut-être une piste à travailler.

D’accord. C’est donc toi qui fais le tri ensuite dans tout ce que dit l’auteur ?

Oui.

Après, c’est vrai qu’il y a des auteurs qui ont une idée prédéfinie de ce qu’ils veulent. Est-ce que ça peut être une source de « conflit » entre ce que tu imaginerais toi et ce que l’auteur veut absolument ?

Pas forcément de « conflit », mais c’est vrai que, si j’avais une idée en tête et que l’auteur me dit « Non, moi, je préfèrerai ça », c’est l’auteur qui décide. C’est son bébé, son ouvrage. Je me plie complètement à ce qu’il souhaite.

Il n’y a pas de conflit. Il y a aussi des fois où l’auteur a pu me dire : « Je verrai plutôt ça comme ça ». Même si ça ne correspondait pas à me première idée, après réflexion et le travail d’une première ébauche sur logiciel, je me suis dit qu’effectivement, il serait peut-être mieux de partir là-dessus. Ce sera plus simple et plus pertinent. 

C’est une vraie collaboration au final !

De A à Z, oui. Je ne travaille pas tout seul dans mon coin. J’essaye le plus possible que l’auteur participe à la création.

Donc, ça, c’est quand on travaille à deux ! Ensuite, il y a des auteurs qui se lancent aussi tous seuls. J’ai pu voir, et très certainement toi aussi, quelques des catastrophes en termes de couvertures. J’ai fait les erreurs moi-même et je suis passée par là aussi.

Ça m’est arrivé aussi… (rires)

Il y a donc des auteurs qui se lancent seuls en utilisant eux-mêmes les logiciels de dessin. Ils me disent parfois : « Je sais utiliser Photoshop » et quand je vois le résultat, je tombe de ma chaise…

Et il faut aussi se méfier des logiciels d’aide à la création de couvertures, comme ceux proposés par Amazon. Ils sont parfois source de pièges. En effet, on a l’impression que l’on peut juste glisser-déposer des éléments et, basé sur ce que propose Amazon, on va se retrouver avec quelque chose de bien ! Mais, là encore, il faut avoir un certain regard professionnel.

Quelles sont, selon toi, les plus grosses erreurs que vont faire les auteurs quand ils réalisent une couverture eux-mêmes ?

Je crois que la plus grosse erreur est de prendre une image libre de droits sur Google Images. Ne jamais faire ça ! C’est une très mauvaise idée parce qu’on n’est déjà pas sûr que ce soit une image libre de droits et, après, au niveau résolution, ce n’est parfois pas terrible.

Après, une autre erreur serait de ne prendre qu’une seule image libre de droits et de rajouter juste un titre. 

Ce que je fais en fait… (rires)

Après, ça peut être très bien intégré, mais… En fait, c’est compliqué parce que, sans forcément voir la première ébauche de l’auteur, c’est dur de juger. Mais juste mettre une image, pas travaillée du tout, et poser un titre avec un contour rouge par exemple ou jaune, ce n’est pas ce qu’il se fait de mieux !

Bien sûr. Il y a certainement d’autres erreurs dont tu vas nous parler, mais pour revenir sur cette idée d’utiliser des images libres de droits, moi, c’est quelque chose que je fais.

Je prends une image libre de droits. J’en exploite une partie ou l’intégralité, et j’y appose un titre. Après, forcément, toute la question est : « où est-ce que l’on appose le titre ? Quelle taille pour le titre ? Quelle est la meilleure typographie ? ». Il y a beaucoup d’éléments qui rentrent en jeu et qui vont définir le professionnalisme.

Aussi, il faut faire attention, car « image libre de droits », cela peut aussi être un simple cartoon, ou n’importe quoi de pas très professionnel. Personnellement, j’essaye d’exploiter des photos qui ont déjà un aspect professionnel dans les contrastes, l’utilisation des couleurs, etc.

Après, c’est vrai que, quand on compare aux couvertures que tu réalises, dès que l’on fait des superpositions d’images, qu’on ajoute des textures, il y a tout de suite un rendu plus travaillé et plus professionnel.

Alors idem : il faut faire attention à ne pas tomber dans des délires où on superpose tellement de choses qu’on ne comprend plus rien !

Tu vois d’autres erreurs dont tu aimerais parler ou pas ? Qu’est-ce qui te choque le plus quand tu regardes une couverture qui ne te semble pas réussie finalement ? Ça va être l’agencement ?

Ça va être peut-être, oui, l’agencement. Par exemple, une image de fond détourée un peu à la truelle, où on voit que ce n’est pas crédible. Il faut qu’au premier regard, on se dise : « C’est crédible. Ça marche ».

Il y a parfois certains montages où ça ne marche pas du tout parce que la luminosité, la colorimétrie ne sont pas les mêmes. En fait, il faut qu’il y ait une cohérence globale qui rende le visuel crédible tout le temps. 

OK. Voici quelques exemples associés à cette idée. Ça pourrait avoir l’air de marcher pour un auteur qui n’a pas l’œil, mais ce n’est pas assez professionnel.
Un autre exemple, pour mon premier roman « Au-delà des tours ». J’avais pris cette image libre de droits avec des tours. C’est très graphique et très contrasté, les gens l’aiment beaucoup.

J’ai fait deux versions, avec une typographie différente. Si on compare la typographie de l’époque et celle d’aujourd’hui, le professionnalisme n’est pas du tout le même.
Pour revenir dans un côté plus positif, si on ne fait pas d’erreur, est-ce que tu peux nous donner des règles ou des codes qu’il faut respecter pour qu’une couverture soit réussie et ait l’air professionnelle ?

C’est un peu compliqué comme question !

Oui, peut-être (rires). Tu nous parlais par exemple de colorimétrie, de contraste.

Comme en photo, par exemple, quand on veut faire une mise en scène, il y a la règle des tiers. Ce n’est pas une règle absolue, mais c’est en général ce qui marche le plus. Ça consiste à décomposer son image en 3 tiers et à mettre les éléments les plus importants le plus possible sur ces lignes ou les croisements des lignes. C’est ce qui attire le regard.

Après, il y a par exemple des couleurs que l’on peut essayer de ne pas trop utiliser, comme le jaune. Le jaune est assez mal perçu. Ça fait bas de gamme, sauf si on sait l’utiliser ! Certains artistes persistent à utiliser le jaune, à le mélanger avec d’autres couleurs et ça rend bien.

Donc, le jaune, à éviter, sauf si on est un professionnel.

Ça peut aussi s’intégrer parfaitement dans un visuel. Je pense par exemple à une couverture : le fond est, je ne sais plus, rose ou rouge, et il y a un élément qui est jaune et ça marche super bien parce que les contrastes sont bien faits. L’image est jaune parce que c’est normal que l’image soit jaune. Dans certains cas, ça peut fonctionner :

D’accord, dans certains cas.

Voilà. Il faut demander conseil avant.

Ça, c’est pour les couleurs. Est-ce que tu penses à des règles concernant le texte et la manière dont on appose le texte sur une couverture par exemple ? Est-ce que tu peux nous dire comment tu choisis la typographie par rapport à ce qu’elle doit représenter ?

Très honnêtement, le choix de la typographie, c’est toujours ma bête noire. C’est vraiment le truc que je fais en dernier en général, car j’ai vraiment un mal fou à choisir. Par exemple, pour « Balade irlandaise »…

(De Philippe Thomas, un auteur que j’accompagne.)

C’était évident en quelque sorte que la typographie devait être assez sobre. Ça ne pouvait pas être fantaisie du tout, avec des espèces d’arabesques trop prononcées parce que ça aurait caché beaucoup l’image…

Ce sont des romans historiques, donc il fallait vraiment que ça représente cette identité un petit peu ancienne aussi.

Voilà. Il fallait que ce soit en même temps sobre et un petit peu historique, mélanger ces deux éléments. En général, ce que je fais après avoir essayé une typographie, c’est que je prends un peu de recul. Je m’éloigne et me demande « Est-ce lisible ? Est-ce que ça marche ? ».

La lisibilité, en effet, c’est important pour la typographie. Quand on réalise une couverture, il ne faut pas oublier que la couverture sur Amazon est au format d’un timbre. Il faut donc que la typographie soit assez grande. Moi, j’ai tendance à agrandir mon titre spécialement pour les versions Amazon.

C’est vrai qu’on n’y pense pas spécialement. On se dit « J’ai mon image qui s’affiche en plein écran, c’est cool, c’est lisible, etc. ». Effectivement, avec Amazon, on voit une espèce de tout petit timbre et là, subitement, on se dit « On ne voit plus rien. On ne comprend plus » et il faut tout reprendre. C’est embêtant.

Sinon, il y a une question qui me chagrine chaque fois que je réalise mes couvertures, c’est : « Où est-ce que je mets le titre sur la couverture ? ». J’ai vraiment du mal.

Des fois, je vois des choses qui sont très réussies. Ils arrivent à superposer une partie du visage avec les lettres du titre… Et moi, si je mets mon titre en plein milieu du visage, j’ai l’impression que ça ne va ressembler à rien ! Ça va gâcher la moitié de la photo.

Comment est-ce que tu choisis où tu mets le titre ? Tu sais d’avance ? Tu essayes de construire ton image par rapport à ça ?

Il faut déjà, pendant qu’on fait son image, penser à la place que prendra le titre, effectivement… Mais je le fais en général en dernier et, des fois, ça m’a joué des mauvais tours ! Je ne vois pas du tout où le mettre. Si on a créé son image en respectant la règle des tiers par exemple, avec un personnage complètement à gauche alors, on peut utiliser le reste à droite, moins chargé, pour mettre le titre.

Sinon, il y a certains visuels qui se prêtent parfaitement au fondu du texte dans l’image et d’autres pas du tout. Le mieux reste de placer un titre sur un fond pas trop détaillé, sinon, on ne voit plus rien !

OK, intéressant. C’est comme ça que je fais généralement : je trouve un endroit où le fond est monochrome et ça passe à tous les coups !

C’est le plus simple à faire. En général, petit à petit, quand on crée son image, on commence à se dire : « Les éléments les plus importants sont ici. Là, je pourrais placer mon titre ». Ça va relativement facilement. Le placement, c’est plus facile à trouver que la bonne typographie !

Oui, peut-être ! D’ailleurs, pour revenir à cette notion de couleur dont tu parlais tout à l’heure, il faut faire attention aux choix pour le titre ! J’imagine qu’on ne doit pas partir dans des douleurs trop vives…

Ça dépend de la couleur de fond. Après, il y a un outil qui est très pratique, qui s’appelle Color Adobe je crois, qui permet de choisir des couleurs complémentaires. Par exemple, si la couleur du fond est bleue, on va prendre le code hexadécimal de la couleur, qui commence par hashtag (exemple : blanc = #FFFFFF, noir = #000000) pour le rentrer dans Color Adobe. On va choisir « couleurs complémentaires » et on va avoir toute une palette de couleurs qui se marient le mieux avec cette couleur. A ce moment-là, on va pouvoir piocher…

Attends (rire). Ça c’est pour les experts ! Personnellement, je connais et utilise ce hashtag… mais je ne savais pas que ça s’appelait code hexadécimal. Pour les couleurs complémentaires, j’utilise un outil encore plus simple : Google Images !

On tape « couleurs complémentaires » dans la recherche, et dans les résultats, on a des cercles des palettes de couleurs. Grosso modo, déjà, on sait qu’en face du violet, il va y avoir du orange… et en face du bleu, il va y avoir du jaune.

Exactement.

Et donc, ce serait là-dessus que l’on se baserait pour trouver la couleur de son titre, par exemple ?

Pourquoi pas. Après, ça dépend toujours de l’image et du rendu général que l’on veut avoir. Sur certains de mes visuels, j’ai un fond qui est presque monochrome en fait, blanc et un petit peu de noir. Là, par exemple, un titre fin et rouge, ça passe très bien.

Le fond aurait été bleu, non. Ça dépend. Disons qu’il y a des règles générales et, après, il faut s’adapter au cas particulier !

Je comprends que mes questions soient difficiles pour toi. Un graphiste, c’est un artiste au même titre qu’un écrivain !

Un écrivain ne saura pas forcément expliquer d’où sortent ses histoires et d’où vient l’inspiration. Pareil, un graphiste qui réalise de bonnes couvertures n’est pas forcément capable d’expliquer pourquoi ça marche, pourquoi est-ce qu’il a l’œil plus sur une chose que sur l’autre.

C’est un peu compliqué, oui ! Je ne voudrais pas induire en erreur les gens qui veulent faire leurs couvertures eux-mêmes. Après, quand on a fait un visuel, je pense qu’il ne faut surtout pas se dire : « C’est bon, je ne reviens pas dessus ».

La première ébauche, c’est bien pour cela que ça s’appelle une ébauche : ce n’est jamais définitif ! Il faut vraiment prendre du recul sur son image. Est-ce qu’il y a quelque chose qui ne va pas ? Est-ce que ça me choque ? Est-ce que c’est lisible ? Est-ce qu’on comprend ? Il faut prendre du temps. 

​Je pense aux auteurs qui nous écoutent et qui se disent : « Alors, qu’est-ce que je fais ? Est-ce que je me lance seul ? Est-ce que je passe par un graphiste ? Est-ce qu’il faut que j’apprenne ? Est-ce que je teste et je m’en mords les doigts ? »

Dans la mesure du possible, je crois qu’il vaut mieux passer par un graphiste. Personnellement, si mes couvertures n’avaient pas du tout marché, j’aurais fini par passer par un graphiste…

Mais j’ai appris l’utilisation de logiciels, j’ai fini par trouver quelques codes qui me permettent de suivre une ligne éditoriale et de professionnaliser mes couvertures, même si ça peut toujours être mieux !

Comment est-ce que j’ai appris à faire ça ? En fait, je suis beaucoup dans l’observation de ce qui se fait chez les autres. Généralement, je vais aller taper le genre de livre sur Google. Je vais chercher « Livre sur ça » ou « livre de telle maison d’édition » et pendant une semaine, je regarde des tonnes de couvertures. Mon but est de trouver ces codes, essayer de repérer comment les choses sont apposées sur ces couvertures, qu’est-ce qui les rend professionnelles…

Après, on a l’œil ou on n’a pas l’œil. C’est le côté artistique. Je ne suis pas graphiste, mais j’arrive à sentir les choses. Ce n’est pas forcément toujours bon et ça peut me prendre des semaines…

Donc voici mon message aux auteurs qui souhaitent vraiment tester par eux-mêmes pour leur couverture : observez ! C’est toujours bon d’aller voir ce que font les professionnels et d’essayer de s’en rapprocher le plus possible, surtout en auto-édition !

C’est un très bon conseil. C’est ce que je faisais beaucoup au début et il m’arrive encore de le faire. Il y a des graphistes que je suis et que j’adore personnellement. Je suis complètement fan. Je vois souvent leur travail.

C’est vrai que ça peut inspirer et ça permet surtout, effectivement, de voir ce qui se fait, ce qui doit se faire et ce qui ne doit pas se faire. Très bon conseil !

Super ! Est-ce que tu as un dernier mot que tu souhaiterais partager aux auteurs concernant la réalisation des couvertures ? Ou tu as tout dit ? (rires)

Je pense qu’on a déjà dit pas mal de choses ! Après, si, il y a des offres. Je sais par exemple que Photoshop, on peut l’essayer gratuitement pendant 30 jours et en 30 jours, il y a largement de quoi faire. Qu’ils testent et après, si le rendu leur plait à eux, on va dire que c’est en fait presque le plus important.

Je serai un petit peu plus mitigée là-dessus. Il ne faut pas hésiter à demander l’avis à la communauté peut-être aussi, qui a du recul et qui est moins impliquée émotionnellement aussi.

Il faut que le rendu plaise à l’auteur, mais il ne faut surtout pas travailler tout seul en effet. Il ne faut pas négliger l’avis des gens extérieurs, et se dire « C’est de la jalousie, ils disent que c’est nul parce que… ». Non, il y a des gens qui ont l’œil. S’ils vous disent que c’est très mauvais, ce n’est pas pour rien !

Une question que j’ai oublié de te poser du coup. Certes, je recommande aux gens de te contacter s’ils ont besoin d’aide. On fait même un partenariat ensemble, qu’ils n’hésitent pas à venir de ma part pour discuter avec toi d’un projet éventuel.

Mais de manière générale, quels sont tes conseils pour choisir un graphiste ? Personnellement, c’est une question qui m’a hantée. J’ai souvent voulu demander de l’aide sans oser, pour mes couvertures. Je vais aller voir une personne, je vais lui parler de mon projet et j’ai du mal à savoir si je peux lui faire confiance, si elle va me comprendre, si le résultat va valoir le coup de l’investissement… Comment on fait pour savoir ?

Je pense que la meilleure façon de le savoir, déjà, c’est déjà d’aller voir ce que fait la personne si elle a un portfolio ou une galerie en ligne. En général, il y a toujours une certaine cohérence dans le travail d’un graphiste. Ça permet déjà de se dire « Bon, son univers, c’est ça. Moi, ça me plait, c’est cool. Si ça ne me plait pas, je sais que je n’irai pas travailler avec elle ».

Ensuite, si on est OK sur l’univers, sur la patte, etc., que le rendu plait, il y a aussi le feeling. C’est bête, mais quand le feeling ne passe pas avec une personne, il y a une mauvaise entente. On ne va pas être d’accord sur des trucs. Ça va mal se passer et ça ne sert à rien d’essayer.

Donc : voir le travail au préalable ce que la personne a fait, ne pas hésiter à passer un petit peu de temps là-dessus, puis la contacter. Si le premier contact se passe bien, pourquoi pas aller plus loin.

Super ! Voilà le mot de la fin. Aussi, une bonne façon de choisir un graphiste c’est qu’il soit recommandé. Vous qui lisez ces lignes, je vous recommande Brian et je suis contente de vous l’avoir présenté aujourd’hui.
Je te dis à bientôt. Je te remercie encore !

Merci Anaïs de m’avoir accordé ce temps.

Voici quelques couvertures réalisées par Brian :
Découvrez le site de Brian ici.
Et n’hésitez pas à le contacter par mail ou sur sa page Facebook.
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À propos d'Anaïs W.

Je suis auteur indé depuis 2015 et auteur à temps plein depuis novembre 2016. Chaque jour, je mets en place des stratégies pour vivre de ma passion et je les partage avec vous sur ce blog.

  • Ouf, apparemment, je ne fais pas de trop grosses bêtises 😀
    Merci pour cet article 🙂

  • Maloisel dit :

    De mon côté, j’ai fait appel à une dessinatrice pour mon prochain roman dont le style se prête à mon univers (et je ne parle pas de son talent Oo). Vu que je ne vais pas utiliser d’image libre de droit, je pense que je serai contrainte de faire ma couverture moi-même. Quel logiciel, en dehors de photoshop, je peux utiliser ? Et surtout qui ne demande pas non plus une grande maîtrise ? Actuellement pour mes fics sur Wattpad, j’utilise Canva. Que penses-tu de ce site ? Merci pour ta réponse =)

    • Bonjour Mamoisel ! J’imagine que Canva est bien, au moins ca offre une base. Ensuite, des logiciel qui ne demandent pas une grande maitrise… c’est comme tout nouvel outil il faudra apprendre à l’utiliser ! Personnellement j’utilise Inkscape 🙂

  • Patrick dit :

    Bonjour Anaïs, concernant ton expérience qui consiste à regarder beaucoup de couvertures dans le genre que tu écris pour voir ce que font les autres et t’en imprégner, je me demande si c’est une bonne idée, si on veut sortir du lot et ne pas être noyé dans la masse. Pour faire simple, ne vaut-il pas mieux être original pour retenir l’attention, sachant que la couverture est la première chose qui retient le regard, avant le titre et avant la description ?

    • Bonjour Patrick !
      Quand je parle de m’imprégner de ce que font les autres… je parle du professionnalisme 😉 Bien sûr une couverture peut-être originale… tant qu’elle respecte certains codes pour ne pas faire “amateur” 🙂

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