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5 bonnes raisons de participer au NaNoWriMo au moins une fois dans sa vie

Vous en avez très certainement entendu parler, c'est l'évènement du mois de novembre pour les auteurs : le NaNoWriMo. Et vous vous êtes sûrement posé cette question : pourquoi devrais-je participer au NaNoWriMo ?

C'est l'une des questions récurrentes de mes abonnés cette semaine, mais je n'ai aucune expérience avec le NaNoWriMo. Alors, spécialement pour vous, j'ai fait appel à une auteure touche-à-tout : Ghaan, l'Écrivain Alchimiste.

En plus d'avoir un parcours très proche du mien, Ghaan est une auteur spécialisée dans les conseils d'écriture, qui comme moi, n'y va pas par quatre chemins pour faire ou dire les choses. Ghaan était donc la personne idéale pour vous parler du NaNoWrimo et plus particulièrement, pour vous donner 5 bonnes raisons d'y participer.

Et comme Ghaan n'est pas une utopiste, elle ne manquera pas de vous parler à la fin de cet article des quelques limitations du NaNoWriMo et de vous donner des conseils pour y faire face.

Le NaNoWrimo est un marathon d'écriture pour aller au bout d'un projet de roman: 50 000 mots sur un mois avec les écrivains du monde entier - Ghaan

1. On prendra votre passion enfin au sérieux... et vous aussi

Je commence par là car c’est le moins intuitif et le plus dur à s’avouer : les gens autour de vous pensent qu’écrire, c’est juste un hobby, un machin pendant lequel ils peuvent vous interrompre pour un oui ou pour un non. Et vous savez quoi ? Vous le pensez aussi.

Vous vous laissez interrompre. Vous ne fermez jamais la porte entre vous et le monde lorsque vous devez écrire. Mais si vous vous décidez à participer au NaNoWriMo, vous aurez un engagement fort. 50 000 mots en un mois. Oh My God ! C’est énorme ! Tout le monde autour de vous en conviendra.

Vous allez devoir suer sang et eau pour réussir. Pendant un mois, vous devrez parfois vous isoler pendant des heures pour produire. Enfin, il était temps de vous y mettre sérieusement. Et comme cela ne dure qu’un mois, vos proches seront plus enclins à faire des concessions et peut-être qu’ils garderont leurs bonnes habitudes par la suite !

J’ai exercé de nombreux métiers différents, bien reconnus par la société pendant lesquels personne ne m’aurait jamais interrompue : chercheuse en physique, journaliste scientifique, consultante en fiscalité, directrice d’une association. Mais devinez quoi ? Ce qui me demande le plus de concentration, c’est l’écriture de fiction.

Je n’en ai pas pris conscience avant de participer au NaNoWriMo. Ce challenge vous aidera à en prendre conscience et à accorder à l’écriture la concentration qu’elle mérite. Enfin.

2. Vous allez vous dérouiller

Tout bêtement, pour participer au NaNoWriMo, on doit se poser pour écrire ses 1 000 ou 2, ou 3 000 mots par jour. Au début, cela semble impossible. Et puis on accélère la cadence, on apprend à se plonger dans l’histoire plus vite, nos doigts se dérouillent. Et un soir, vous vous rendrez compte que vous pouvez écrire vite. Vraiment.

3. Ça vous aidera à vous professionnaliser

Participer au NaNoWriMo, cela permet aussi d’apprendre ce que l’on est capable d’écrire en une, deux ou trois heures, voire en une journée. De savoir ce qu’une ligne de notre plan donnera en nombre de mots à la fin. Le temps qu’il nous faut pour nous plonger dans l’écriture. Les conditions optimales pour se concentrer.

Cela vous permettra de vous créer une routine d’écriture. De prendre conscience, que oui, vous pouvez le faire de façon efficiente, professionnelle. N’hésitez pas à prendre des notes mentales sur ce qui fonctionne le mieux pour vous.

4.Vous allez apprendre à lutter contre la procrastination

Là, on touche à un point difficile à s’avouer. Nombre d’entre nous ont un blocage créatif plus ou moins lourd. Ce que l’on écrit n’est jamais assez bon. Alors on réécrit mille fois, on arrête l’histoire en cours pour en commencer une autre. Bref, on doute, et on y va à reculons.

C’est lié à notre manque de confiance en nous. Et cela peut venir de très très loin. Participer au NaNoWriMo vous soignera car cela fera taire cette petite voix qui vous dit que ce que vous écrivez n’est pas assez bien. Il y en a une autre qui criera beaucoup plus fort : « Bordel ! On s’en tape le coquillard que ce soit bien ou pas ! Tu as trois heures pour écrire tes 3 000 mots sinon ton planning est foutu ! » Voilà.

5.Last but not least : vous allez vous faire des amis

Si vous êtes dans une grande ville ou si vous avez la chance d’être bien entouré, vous pourrez trouver des écrivains près de chez vous. Alors, n’hésitez pas à programmer des Write-in sessions. Bref à se retrouver quelque part pour écrire, même à deux.

C’est la plus agréable façon de participer au NaNoWriMo. Ce ne sera pas forcément tous les jours, mais assez régulièrement. Je faisais le nano à Montréal, avec un petit groupe de nanoteurs. Nous étions tous très différents, francophones ou anglophones, plus ou moins geeks de l’écriture, édités ou pas, parents, étudiant ou philosophe.

On avait même un Sheldon qui écrivait sous un LaTeX qu’il avait programmé lui-même ! Mais nous étions réunis autour d’une même passion. Entre blabla autour d’un café bien chaud (il fait déjà moins 10°C là 😉 et marathon de 30 minutes où on regarde qui a écrit le plus, il n’y a rien de plus motivant sur terre.

Et je garde une tendresse sans faille envers mes anciens collègues d’écriture avec qui on a continué à se voir au fil de l’année. Quand je retournerai à Montréal, mon premier geste sera d’organiser une Write-in.

Participer au NanoWrimo comporte aussi quelques risques

Parce que tout n’est pas rose, et que je dois être honnête, voici quelques mises en garde si vous participez au NaNoWriMo. Il existe une probabilité non négligeable qu’à un moment ou un autre vous :

1. Le risque que vous pétiez les plombs car vous vous êtes trop mis la pression

On ne passe pas de 0 mot par mois à 50 000 en toute simplicité. L’important n’est pas de gagner mais de participer. Même si vous n’écrivez au final que 10 000 mots, ce sera une victoire.

Pour garder la motivation :

  • N’hésitez pas à fêter des petites victoires intermédiaires. Il faut récompenser votre cerveau pour le garder motivé. Le cerveau est un grand fainéant qui saisit la moindre excuse pour se reposer.
  • Sortez votre casquette de héros de manga. Relevez-vous malgré l’adversité. Ce n’est pas parce qu’on est le 20 novembre et que vous n’avez écrit que 5 000 mots que vous ne pouvez pas gagner. Dans la vie, on gagne quand on ne baisse pas les bras. Qu’importe le résultat final. Ce qui compte c’est d’avancer.

2. Le risque que vous écriviez de la crotte

Si vous participez au NaNoWriMo, à un moment, poussez par la nécessité et l’émulation générale, vous allez devenir berserk et écrire à fond de train uniquement porté par l’histoire. Et vous savez quoi ? C’est bien.

Cet état berserk quasi hypnotique vous permettra parfois d’avoir des traits de génie. Mais soyons honnêtes, souvent vos tournures seront très terre à terre, dignes d’un best-seller américain.

Si vous jetez un œil en arrière, vous allez flipper et vouloir tout réécrire. Bah oui. Écrire vite et bien, c’est compliqué. Votre style risque d’en pâtir. Ce n’est pas grave, vous aurez écrit un squelette et vous l’habillerez plus tard. Mais pas maintenant, vous n’avez pas le temps ! Alors dites-vous que la relecture ce sera pour la phase de relecture. 

Conseil, chaussez vos oeillères en : 
  • Écrivant le mot FIN en bas de votre texte. Mettez-le en titre I, puis lors de la prochaine session, servez-vous de ce marqueur pour aller directement à la fin.
  • Et pour être sûr de ne pas revenir en arrière, lorsque vous êtes sur le point de terminer votre session du jour, commencez une phrase et NE LA FINISSEZ PAS. Ainsi, lorsque vous reviendrez le lendemain, cette phrase non finie va agir comme un aimant, une ancre, à laquelle vous allez vous raccrocher pour repartir au quart de tour.
  • Et si par hasard, votre œil accroche un horrible passage, répétez-vous ces petits mantras : « la relecture est pour la phase de relecture », « fini, n’est pas parfait », « J’ai 50 000 mots à écrire », « En selle coco ! »

En décembre ou même en janvier ou février, quand le texte aura macéré, vous pourrez le reprendre et là votre cerveau critique se fera plaisir (voir à la fin mon petit livret pour vous aider dans cette nouvelle étape).

3. Le risque que vous ratiez votre histoire

Je parle en connaissance de cause. Participer au NaNoWriMo plusieurs années de suite m’a apporté énormément, mais j’ai raté deux romans. Déjà, car je me suis lancée sans les avoir du tout, mais du tout, préparés.

Ensuite parce que, à trop se laisser entraîner, on peut en perdre de vue les besoins de l’histoire. Un personnage se met à tourner en rond, un autre fait un truc rigolo, qui en entraîne un autre, etc.

Bref, participer au NaNoWriMo peut vous aider à arrêter de sur-analyser et de procrastiner mais il peut aussi vous emmener sur de drôles de rivages qui vous feront perdre de vue l’essentiel.

Pour empêcher le pire d'arriver :
  • Ne négligez pas d’écrire votre plan. De faire des fiches personnage avec leur backstory.
  • Faites le point régulièrement sur l’avancée de l’histoire et sur la volonté des personnages et l’état émotionnel des personnages. Ce dernier point, je le fais avant chaque scène importante. C’est la théorie de « écris de l’intérieur vers l’extérieur » de Robert MacKee.
  • Entrez tous ces mots écrits en coulisse dans votre compteur de mots. C’est cette écriture cachée qui va donner la quintessence de votre histoire. Pas la peine de la mépriser. Elle devrait même compter double !

Et si jamais, en plein dans votre transe berserk, vous sentez que vous commencez à écrire des trucs pas si importants que ça, dites-vous que là encore, la phase de relecture existe pour ça. Ce sera un peu de boulot mais on peut toujours redresser le tir.

Pendant un mois, l’important c’est d’écrire. Enfin.


Vous voulez en savoir plus sur Ghan, l'Ecrivain Alchimiste et ses conseils sur l'écriture ?

Découvrez son livret « Comment polir son roman pour en faire un diamant » qui vous aidera à reprendre votre histoire une fois le NaNoWrimo terminé !

À propos d' Anaïs W.

Je suis auteur indépendante depuis 2015. En novembre 2016, j’ai décidé de devenir auteur-entrepreneur et de mettre en place des stratégies afin de vivre de ma passion. Sur ce blog je partage avec vous mon expérience dans le monde de l’auto-édition et vous guide, si vous aussi vous souhaitez vivre de vos livres.

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