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Vivre de l’écriture ? Les chiffres de 2019 !


C’est un grand débat dans la communauté des auteurs. On voit passer cette question régulièrement sur les réseaux sociaux. On lit des commentaires divers et variés… plus ou moins fondés. Est-il possible de vivre de l'écriture ?

Il n’y a pas une seule réponse à cette question. Il y a des cas différents, des objectifs différents, des avis ou des perceptions différentes… Il y a les auteurs auto-édités, édités ou hybrides. Ceux qui se battent pour rendre ça possible. D’autres qui s’en foutent, qui publient pour le plaisir. Il y a les auteurs qui ont réalisé ce rêve avec passion, sincérité et honnêteté… 

Le pire, c’est les aigris, ceux qui n’ont pas vraiment essayé et qui jalousent… Ces auteurs pessimistes et négatifs qui traitent de fabulateurs ceux qui s’en sortent, qui les rabaissent au rang des marketeux sans coeur. Qui ne mettent aucune nuance, ne comprennent pas les différents cas, les différentes volontés. Je déteste ces derniers. J’en croise encore bien trop souvent sur ma route.

Encore ce mois-ci je me suis fait harceler par l’un de ces personnages haineux… Alors, ça m’a encouragée à faire un bilan sur ces 10 derniers mois.

Pour remettre en perspective les possibilités qui s’offrent aux auteurs aujourd’hui, Pour dire que c’est un choix personnel et, qu’en effet, pas forcément accessible à tout le monde. Et surtout pour rappeler qu’il y a bien plus derrière mon blog «Vivre de ses romans»

Ce n’est pas pour rien que j’ai changé le logo et le slogan du blog ce mois-ci :  « S’épanouir en auto-édition & vivre de sa passion ».

Je vous confie aujourd’hui en toute transparence mes chiffres sur ces 10 derniers mois. En espérant que cela ouvrira de nouveaux horizons. 

Bilan des dix derniers mois.

Fin 2018, j’ai vécu de mes romans pour la première fois, 3 ans après mes débuts en auto-édition. C’était une sacrée victoire, fallait-il encore que la tendance se confirme en 2019…

Comme je suis en SARL, mon année se déroule du 1er avril au 31 mars… c’est la raison pour laquelle, je peux maintenant faire un bilan sur les 10 derniers mois.

Mon choix est de vivre de mes romans, en étant toujours plus sincère et bienveillante envers mes lecteurs. Je souhaite vivre de mes romans financièrement… mais à condition que je puisse toujours m’épanouir dans cette activité.

Je ne sais pas quels sont vos objectifs mais, quels qu’ils soient, le but de cet email est simplement de partager, montrer les possibles. Je ne suis pas là pour me vanter, juste pour ouvrir une porte dans votre esprit.

Je ne suis pas là non plus pour dire que tout le monde peut vivre de ses romans et encore moins en un claquement de doigts : Vivre de ses romans, c’est beaucoup de travail et une détermination à toute épreuve, c’est quelque chose que l’on doit vouloir et qui doit avoir du sens.

Je pense néanmoins qu’on peut tous s’épanouir en auto-édition et c’est ce qui compte, plus que les chiffres que je m’apprête à vous confier.

Alors, ces fameux chiffres… Deux petites précisions rapides avant de commencer :

  1. Ici, il ne s’agit que de la vente de mes livres ! Cela n’inclue pas les revenus de mes accompagnements en auto-édition ou de la formation « Créer son site d’auteur ». 😉 Donc non, pas de triche !
  2. Quand je parle de « Profit », c’est le profit pour ma SARL., une fois les charges retirées (coût d’impression, frais divers pour les salons, frais d’envoi des livres…). Pour savoir ce qui me revient en net dans ma poche en sortant l’argent de ma boîte, je dois encore retirer 33% environ…

Ceci étant dit, entrons tout de suite dans le vif du sujet : quels ont été mes revenus sur ces 10 derniers mois ?

J’ai réalisé 1 700€ de profit en moyenne par mois.

Ce qui signifie que j’ai gagné 1 133 € NET par mois, l’équivalent d’un salaire au SMIC !

Même si je regarde mes chiffres régulièrement, mais en écrivant ces lignes, j’ai été soulagée : oui la tendance s’est bien maintenue et je vis toujours de ma passion !

Si je regarde sur 10 mois, je suis entre 1400€ et 2300€ de profit par mois, sauf en janvier où je n’ai fait que 800€ (1 seule dédicace, aucune promotion auprès des lecteurs et très… très calme sur Amazon).

Une question que vous devez vous poser : "OK, mais qu’est-ce qui rapporte le plus ?"

Voici donc quelques précisions sur la répartition de mes revenus en auto-édition. 🙂

Les ventes Amazon

Les ventes d’eBooks, de livres brochés et les revenus des pages lues (abonnement KDP select) m’ont rapporté en moyenne 890€ par mois de profit.

Les meilleurs mois, je suis autour de 1 200€ et les plus mauvais autour de 500€ par mois.

La répartition de mes revenus se découpe ainsi pour 10 mois :

  • Ebook : 4 428 €
  • KOLL: 3 143 €
  • PoD Kindle : 846 €
  • Et il y a aussi BoD : 473 €


Les ventes de livres brochés hors Amazon

Grâce aux séances de dédicaces, j’ai réalisé 680€ par mois de profit.

Sur l’exercice - donc depuis le mois d’avril - j’ai fait 37 séances, le samedi et le dimanche.C’est un travail de longue haleine et ça n’a pas toujours été facile !

Pour finir, les ventes sur mon site internet m’ont rapporté 1600 € de profit, soit 160€ par mois en moyenne. C’est bien pour arrondir les fins de mois. 🙂

Pour conclure, les ventes réalisées sur Amazon m’ont rapporté 8 890 € sur 10 mois, ce qui est presque «automatique» (dans le sens où ce n’est pas du présentiel)et mes dédicaces 6800 €.

Je vois à quel point il est essentiel de faire les deux !

Donc même quand j’en ai ras le bol d’aller en dédicaces… eh bien, je retrouve la motivation en pensant que cela représente une grosse partie de mes revenus !

Ces chiffres sont similaires à l’année 2018, je n’ai donc ni progressé ni régressé ! C’est déjà une bonne chose mais ça veut aussi dire que je ne dois pas me reposer sur mes lauriers !

Je souhaite finir cet article sur une chose importante :

Si vous vous êtes lancé dans l’auto-édition en vous disant que vous vouliez que ça devienne votre activité principale, il est FONDAMENTAL que vous connaissiez vos chiffres, que vous fassiez régulièrement ce genre de bilan :

  • d’abord pour savoir là où vous gagnez le plus et développer ces activités en priorité
  • ensuite, voir là où vous gagnez le moins et décider si ça vaut le coup de continuer, à quel point c’est important de le développer ou non
  • et enfin, tout simplement, avoir une idée de votre progression et pouvoir célébrer les réussites (ou un bon coup dans le popotin si ce n’est pas mieux ^^)

Vivre de ses romans, au sens financier, c’est donc devenu une réalité pour moi. Je m’épanouis aussi chaque jour dans ce que je fais et c’est le plus important.

Bien sûr, régulièrement, j’ai de grandes périodes de doute et des coups de mous, quand mes sorties ne se passent pas aussi bien que prévu, quand je suis épuisée le samedi pour une dédicace ou quand je vois d’autres auteurs indépendants s’en sortir bien mieux que moi.

Je remets donc tout en question : ai-je vraiment envie de vivre de mes livres ? Et si je retournais faire un travail salarié ? C’est simplement inimaginable pour moi…

Je continue donc à me surpasser ! Et à partager cet incroyable chemin avec toi, au fil des semaines. 🙂

J’espère que ce bilan vous aura montré que beaucoup de choses sont possibles.

Il est important de voir ici que pas mal de gens disent qu’il est utopique de vivre de ses romans, voire de sa passion de manière générale.

Mais je pense que l’on peut faire son nid au milieu de la cohue, on peut faire son bout de chemin, indépendamment de l’avis des autres. Pour cela, il faut avoir confiance (pas facile tous les jours !), tester de nouvelles choses et persévérer.

Je vous souhaite de tout coeur de vous épanouir en auto-édition, avant toute chose. Et si c’est votre rêve, de trouver la force et la motivation au fond de vous pour enfin vivre de votre passion.

A propos d'Anaïs W.

Auteure auto-éditée depuis 2015, je vis de ma passion depuis 2018, avec un SMIC réalisé chaque mois grâce à la vente de mes romans. Aujourd’hui, je travaille à temps plein pour faire connaître mes livres et partage mon expérience et mes stratégies avec vous sur ce blog ! :D

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  • Merci Anaïs pour cet article! Par curiosité, est-ce que tu fais appel aux blogueurs ou blogueuses pour rédiger des critiques, ou chroniques, de tes romans? Je l’ai fait pendant longtemps, mais je trouve que c’est presque la partie la plus usante de l’activité, et du coup je viens d’annoncer sur mon blog que je jetais l’éponge sur cette partie de mon activité.

    Comme tu le dis toi-même, mieux vaut se concentrer sur ce qui rapporte!

    Dorénavant, je me contente de laisser mes services presse sur le site Simplement Pro, même si les demandes de SP sont vraiment infimes lorsqu’on ne paye pas le site.

    • Bonjour Alan, je partage tout à fait ton ressenti par rapport aux blogueurs, mais je fais toujours un petit effort pour faire des partenariats au moment de mes sorties, ne serait-ce que pour avoir des commentaires au moment de la publication

  • Merci Anaïs d’avoir la transparence de partager ces chiffres avec nous, ça ne va pas de soi.

    On peut, comme beaucoup de choses, le voir comme un verre à moitié vide ou plein. Le plein, c’est que tu réussis bon an mal an à dégager l’équivalent d’un smic, et dans le monde de l’édition française, c’est un accomplissement en soi (y compris pour les auteurs publiés dans des maisons d’éditions, dont la plupart ne vivent pas de leur plume (ou pas seulement)).

    Le verre vide, pour rebondir sur un commentaire précédent, c’est que tu dois probablement travailler 80 heures par semaine, avec un stress élevé, pour à peine dégager un misérable smic… (J’écris ce commentaire au bord d’une plage de Thailande, et avec 1100 balles le bout de la route c’est plutôt Roubaix 😉 )

    Soyons clair. L’édition française n’a pas la taille critique pour soutenir de manière durable un nombre important d’auteurs, comparée à l’édition anglo-saxonne. Non seulement en nombre de lecteurs, mais aussi parce que les Américains ont beaucoup plus naturellement l’habitude d’acheter sur Kindle et équivalent.

    A part quelques success stories bien connues – Houellebecq, Guillaume Musso etc. – les chiffres réalisés par Anaïs sont probablement l’horizon réaliste qu’un auteur moyen peut espérer. Et encore, comme ceux qui lisent son blog le savent, avec énormément de travail et de persévérance.

    Mais… il s’agit aussi d’une passion. Alors, pouvoir vivre de sa passion, même chichement, est déjà un accomplissement immense pour beaucoup 🙂

    Bonne écriture à tous !

  • Bonjour Anaïs,
    Une question me taraude : sans les dédicaces (qui te rapportent pas mal), peut-on un jour espérer vivre de ses livres (sur un + long terme, étant entendu, et certainement avec + de livres) ?
    Même si c’est avec un petit salaire de 800€/an.

  • Bonjour Anaïs,
    Merci pour cette note d’espoir ! C’est donc possible… il suffit de travailler. Je travaille actuellement sur mon premier roman, je crée mon site avec toi et je souhaite emprunter la voie de l’indépendance.
    Merci infiniment pour tout ce que tu fais et partages avec nous, petits padawans.
    Y a plus qu’à…
    À bientôt
    Rachel

  • Bonjour Anaïs,
    Je ne suis pas de ceux qui veulent vivre de leurs romans. J’écris pour témoigner d’une période de mon existence particulièrement difficile: mon enfance en tant qu’orphelin.
    J’apprécie les conseils que vous partagez sur votre blog et vous suis reconnaissant de votre générosité. Personnellement, j’adhère à une association d’aide à l’autoédition (A4PM) dont le but est de partager les expériences de chacun au profit de ceux qui ont un témoignage à laisser à leurs descendants. Le constat est surprenant: les auteurs qui ont réussi à diffuser leur premier livre se prennent à l’écriture et s’investissent dans un second roman. Ce qui leur a « coûté » dans la décision d’écrire un témoignage, devient un investissement culturel pérenne et addictif. La passion les a gagné.
    Merci Anaïs de nous faire partager votre expérience. Et ne tenez pas compte des haineux dont la seule motivation est de déblatérer sur tout. Ces gens sont des frustrés qui n’ont rien de positif.

  • Coucou Anaïs !

    Je viens de lire ton mail et maintenant ton article.

    Je trouve l’idée du bilan pas mal. Je n’y avais pas pensé ^^;;

    Et à mon avis, il ne sera pas terrible pour cette première année en ce qui me concerne. (Mère nature a décidé de me faire un cadeau pour la création de ma ME. Bébé doit prochainement voir le jour ^^)

    Pour les haters… Ouais… Malheureusement, il y en aura toujours. Etant autrice en SFFF, je dois également faire face au sexisme ambiant concernant le genre de l’imaginaire qui estime que les femmes françaises n’écrivent que des histoires avec des licornes et des paillettes. Tu as raison de les ignorer. Ils sont juste envieux et jaloux d’une réussite qu’ils sont incapable d’accomplir faute d’investissement personnel de leur part… Alors qu’il serait les premiers à se plaindre d’un tel comportement si le succès venait frapper à leur porte. Bref… Ainsi va le monde….

    Bonne continuation à toi et félicitation pour ses chiffres 🙂

  • Moi ça me fait bien plaisir de voir que c’est possible 🙂 Juste une question, est-ce que tu as calculé aussi ton temps de travail par semaine ? Ce serait intéressant de mettre les revenus en relation avec le temps de travail, car ça permettrait à chacun de comparer avec le nombre d’heure qu’il consacre à l’écriture + promotion + tout le reste. Parmi les incrédules et les haineux, y a ceux qui pensent avoir fait des efforts, alors que non, ils ont juste tenté mollement.
    Une autre remarque : tes séances de dédicaces influencent certainement tes ventes sur Amazon, des lecteurs que tu as rencontrés et qui ensuite achètent sur la plateforme, etc. Donc ça vaut le coup, même si directement ça rapporte moins.
    En tout cas, félicitations pour cette belle énergie et pour ta générosité dans le partage d’expérience. Longue vie à tes romans !

  • Bonjour ! 🙂

    Merci pour votre article que je trouve vraiment enrichissant. Je suis une jeune auteure encore en gestation (si je peux dire ça comme ça) puisque je n’ai pas encore publié mon premier roman, mais votre expérience m’inspire énormément.

    C’est réconfortant de se dire qu’avec beaucoup de travail on peut arriver à quelque chose, si on se donne les moyens, et que ça n’est pas perdu d’avance, comme nous le disent souvent les gens autour.

    Bon courage à vous, et belle journée. 🙂
    Éloïse

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